La décarbonation des déplacements professionnels n'est plus une affaire de communication, mais de conformité. En 2026, les entreprises soumises à la CSRD doivent publier leurs émissions sur les scopes 1, 2 et 3 — ce dernier intégrant les trajets de leurs collaborateurs. Avec des sanctions pouvant atteindre 100 000 euros et un audit externe obligatoire, le bilan carbone des déplacements devient un sujet de direction. Pour les responsables achats et RSE, l'enjeu est double : fiabiliser la donnée et choisir des prestataires capables de la fournir.
L'essentiel
- La norme ESRS E1 (CSRD) impose de publier les émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1, 2 et 3, ce dernier incluant les déplacements professionnels.
- Après la loi Omnibus, l'obligation cible les entreprises de plus de 1 000 salariés et plus de 450 M€ de chiffre d'affaires ; le reporting est soumis à un audit externe obligatoire.
- Le non-respect expose à une sanction de 50 000 €, portée à 100 000 € en cas de récidive.
Le scope 3, angle mort devenu obligation
Dans un bilan carbone, le scope 3 regroupe les émissions indirectes de la chaîne de valeur :achats, logistique, et notamment les déplacements professionnels des collaborateurs. C'est souvent le poste le plus lourd et le plus difficile à mesurer. La norme ESRS E1 sur le changement climatique, qui structure le volet environnemental de la CSRD, exige désormais sa publication, accompagnée d'un plan de transition et d'objectifs chiffrés.
Pourquoi les déplacements pèsent autant
Trajets domicile-travail, missions, transferts aéroport, navettes lors d'événements : la mobilité génère une part significative des émissions indirectes. Les solutions d'optimisation d'itinéraires peuvent réduire d'environ 20 % les kilomètres parcourus, mais encore faut-il disposer de données fiables pour mesurer l'effort.
Qui est concerné en 2026 ?
Après la loi Omnibus, le périmètre de la CSRD a été resserré. Sont désormais visées les entreprises remplissant deux conditions cumulatives : plus de 1 000 salariés et un chiffre d'affaires supérieur à 450 millions d'euros (ou un bilan dépassant 25 M€). Au-delà du seuil légal, de nombreux donneurs d'ordre répercutent ces exigences sur leurs fournisseurs et sous-traitants : même non assujettie directement, une PME peut être sollicitée pour fournir ses propres données carbone.
Une donnée auditée, des sanctions réelles
La CSRD ne se contente pas de demander un chiffre : le reporting doit être soumis à un audit externe garantissant la fiabilité des données. En cas de manquement, la sanction s'élève à 50 000 €, et jusqu'à 100 000 € en cas de récidive. Autant dire que l'approximation n'est plus tolérée : une estimation non traçable des émissions liées aux déplacement s'expose l'entreprise à un risque financier et réputationnel.
Entreprises : choisir des prestataires « data-ready »
C'est ici que le choix du transporteur devient stratégique. Un prestataire de transport avec chauffeur capable de fournir des données de trajets exploitables (distances, motorisation, facturation détaillée) facilite directement le calcul du scope 3. PREYA, en tant que partenaire de mobilité B2B, peut accompagner les directions achats et RSE en proposant un transport au sol premium et une traçabilité des trajets utile au reporting carbone. Un critère à intégrer dès l'appel d'offres.
FAQ
Qu'est-ce que le scope 3 et pourquoi inclut-il les déplacements ?
Le scope 3 regroupe les émissions indirectes de la chaîne de valeur d'une entreprise, dont les déplacements professionnels des salariés. C'est généralement le poste le plus élevé d'un bilan carbone, et la CSRD en impose désormais la publication via la norme ESRS E1.
Mon entreprise est-elle concernée par la CSRD en 2026 ?
Après la loi Omnibus, l'obligation vise les entreprises de plus de 1 000 salariés et plus de450 M€ de chiffre d'affaires. Mais une entreprise plus petite peut être sollicitée par ses clients pour fournir ses données carbone dans le cadre de leur propre reporting.
Quelles sanctions en cas de non-conformité ?
En s'appuyant sur des prestataires capables de fournir des données de trajets exploitables :distances, type de motorisation, facturation détaillée. Ces éléments alimentent directement le calcul du scope 3 et sécurisent le reporting face à l'audit.
Conclusion
En 2026, mesurer et réduire l'empreinte carbone des déplacements professionnels n'est plus une option mais une obligation auditée.
Le bon réflexe : intégrer le critère « donnée carbone » dans le choix de ses prestataires de mobilité. Pour un transport au sol premium et traçable, adapté à vos exigences RSE, échangez avec PREYA.
Sources & note de fraîcheur
- Service-Public Entreprendre, « CSRD : les nouvelles obligations des entreprises françaises ».
- Réglementation Environnement, « ESRS E1 : indicateurs carbone obligatoires CSRD 2026».
- Sami, « Fiche CSRD 2026 ».Article à jour au 08/06/2026. Le périmètre CSRD/Omnibus pouvant évoluer, vérifiez votre éligibilité auprès d'une source officielle ou d'un conseil dédié.



